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Pinède
Le réseau pour la gestion durable des forêts cultivées.

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FORSEE : Indicateur évalué

Sous-Indicateur 2.4.2.: Fréquence des dommages suivant la maturité des arbres

Coûts

Effectif

¼ Zone pilote

(25 600 ha) :

145 placettes (11 400 arbres)

Total : 14 747 €

Coût/ha : Selon densité d’échantillonnage

Ces coûts comprennent :

Notation de la présence des dégâts
(1 657,14 €)

Traitement des données santé des forêts (975 €)

Déplacement sur les points d’inventaire (10 000€)

Balisage des dispositifs (0 €)

Préparation Plan d’échantillonnage (400 €)

Achat cartographie des peuplements (1500 €)

Amortissement véhicule (0 €)

Logiciels informatiques + Ordinateurs (10 €)

Organiseur pour collecte données points (40 €)

Amortissement véhicules (0 €)

Notation de l’intensité du dégât


(66,29 €)

Identification agent (49,71 €)

Notation de la partie affectée (49,71 €)

Résultat

Pourcentage de pins atteints par la processionnaire en fonction de leur classe de diamètre :

table

Pourcentage de pins (bille et surbille) atteints par différents symptômes du tronc et des branches en fonction de leur classe de diamètre :

table2

Commentaires

La fréquence des symptômes observés varie fortement en fonction de la maturité des arbres.

On observe ainsi une nette augmentation de la fréquence des arbres atteints par la processionnaire du pin en fonction du diamètre et donc de l'âge des arbres. Cette proportion varie dans un rapport de un à cinq entre les plus jeunes et les plus vieux arbres de la zone pilote.

A l'inverse, le pourcentage d'arbres atteints par des symptômes au niveau de la bille et de la surbille (<5m) diminue fortement avec l'âge. Les arbres les plus jeunes présentent essentiellement des blessures liées au gibier et des déformations d'origine probablement biotiques (rouille courbeuse, tordeuse des pousses) Ces symptômes sont très peu fréquents par la suite probablement parce que les arbres porteurs meurent rapidement ou sont éliminés à l'occasion des dépressages et premières éclaircies et que les arbres restants sont très peu sensibles à ces agresseurs. Les dommages imputés à la pyrale deviennent très fréquents dès que les arbres atteignent la classe 7,5-12,5 cm de diamètre et plus encore dans la classe suivante. Au niveau des billes et surbilles, l'observation de ce type de dommage diminue ensuite progressivement pour quasiment disparaître chez les arbres adultes. La proportion d'arbres blessés augmente avec l'âge. Les blessures d'origine inconnues sont plus fréquentes chez les arbres les plus âgés ; elles correspondent vraisemblablement à des évolutions complexes de blessures mécaniques. Les champignons du tronc n'apparaissent que sur les plus vieux arbres. Dans la zone pilote, il s'agit essentiellement de Phellinus pini. Ce champignon ne fructifie pas systématiquement sur les arbres contaminés ; il est donc probable que son impact sur les vieux arbres soit en réalité plus important et qu'il est déjà présent sur de plus jeunes sans fructifier. Sa fréquence dans les peuplements âgés est probablement dépendante de la fréquence et de l'importance des blessures dans les peuplements plus jeunes.

Problématique et amélioration

L'intérêt d'évaluer cet indicateur repose sur le fait que la valeur des peuplements sur pied augmente avec l'âge. C'est la raison pour laquelle nous présentons ici la fréquence des dommages du tronc pour les seules billes et surbilles.

Cette information apporte pour les symptômes plus ou moins pérennes du tronc, une vision dynamique de la santé des peuplements. Elle intègre également en grande partie l'élimination progressive des tiges défectueuses lors des éclaircies. Au terme d'exploitabilité, le pourcentage de tiges présentant des symptômes au niveau du tronc est faible. Cependant, l'apparition de fructifications d'agents d'altération du bois à ce stade souligne le manque d'information sur la proportion de tiges présentant des défauts internes et cachés.

Au niveau foliaire, l'augmentation avec l'âge de la proportion de tiges atteintes par la processionnaire s'explique probablement par le fait que la masse foliaire à l'hectare se répartit sur un plus faible nombre d'arbres dans les peuplements âgés. Elle ne signifie pas forcément des densités plus fortes de nids à l'hectare de pin ni des attaques plus intenses sur les plus vieux arbres.

Conclusion

Cet indicateur est essentiellement informatif au niveau des symptômes du tronc. Il renseigne peu sur les symptômes induits par la processionnaire.

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