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Pinède
Le réseau pour la gestion durable des forêts cultivées.

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FORSEE : Indicateur évalué

Sous-Indicateur: Déficit foliaire

Coût

Effectif

¼ Zone pilote

(25 600 ha) :

40 placettes

Total : 3 968 €

Coût/ha : Selon densité d’échantillonnage

Ces coûts comprennent :

Echantillonnage (16 J)

Résultat

Cet indicateur n'a été estimé que sur 40 placettes et 760 arbres au total suivant le protocole utilisé par le DSF sur le réseau européen.

Pourcentage de déficit foliaire (été) en fonction des observations au printemps (attaques processionnaires et arbres avec ou sans symptômes) :

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Pourcentage de déficit foliaire (été) en fonction du type de « Landes » et du statut social des Pins :

graf2

Commentaires

Le déficit foliaire a été estimé sur 40 placettes de la zone pilote par deux notateurs spécialement formés et qui n'avaient pas participé aux notations de printemps. La moyenne du déficit observé est de 14,01%. En 2005, les correspondants observateurs du DSF ont estimé le déficit foliaire du pin maritime pour l'ensemble de l'Aquitaine à 12,99 % en moyenne, sur 36 placettes du réseau européen. Ces deux valeurs sont donc parfaitement comparables ; elles indiquent probablement une bonne cohérence entre les protocoles utilisés par les différents notateurs.

Plus de 94% des arbres vivants présentent un déficit inférieur ou égal à 25%. Ils sont donc considérés comme modérément affectés dans la classification utilisée sur le réseau européen. Seuls 5,7% présentent un déficit supérieur à 25%. S'ils sont donc considérés comme gravement affectés dans cette classification, il convient de remarquer que ce pourcentage est tout à fait conforme à ce qui est trouvé par ailleurs dans les peuplements de pin maritime en Europe. La discussion sur la troisième classe de gravité (arbres morts) a été faite au paragraphe 2.4.1.

Le déficit foliaire des arbres porteurs de nids de processionnaire au printemps n'est pas différent de celui des arbres non porteurs. De même, celui des arbres présentant un ou plusieurs symptômes est tout à fait comparable à celui des arbres sains. En 2005, le déficit foliaire ne semble donc pas corrélé à l'état sanitaire des arbres estimé à travers la fréquence des différents symptômes. La faiblesse des défoliations printanières par la processionnaire explique probablement le faible impact de cet insecte sur le déficit foliaire d'été.

Cet indicateur semble par contre beaucoup plus dépendant de la station et du statut social des arbres. Les déficits sont en moyenne significativement plus faibles en lande mésophile. Ils sont plus élevés dans les stations plus contraignantes (landes humide ou sèche). A noter que les taux moyens les plus élevés ont été observés en lande humide assainie ce qui pourrait indiquer une plus faible vitalité des pins dans ces stations perturbées.

Le protocole d'échantillonnage prévoit que les arbres notés pour le déficit foliaire soient dans l'étage dominant ou codominant. Dans le cas présent, le classement des codominants a été précisé. Soit les arbres étaient très peu concurrencés par un voisin (codominant +), soit ils l'étaient mais une bonne partie du houppier pouvait recevoir la lumière directe du soleil (codominant -). Quelque soit le type de lande, les arbres les plus concurrencés présentent un déficit foliaire plus important que les autres. Cette différence se retrouve à un moindre degré entre dominants et codominants +.

Problématique et amélioration

Les dépendances de cet indicateur à la station et au statut social des arbres en font un véritable indicateur de vitalité, sensible aux conditions de croissance et de concurrence. Il est dès lors logique qu'ainsi qu'il apparaît dans la littérature, les variations interannuelles des valeurs moyennes de cet indicateur correspondent fortement à des variations climatiques, notamment à l'importance du stress hydrique. Cet indicateur semble peu sensible aux faibles niveaux de population de processionnaire mais il conviendrait d'analyser plus précisément sa sensibilité aux défoliations moyennes à fortes. Les symptômes les plus fréquents du tronc et des branches dans la zone pilote n'impacte pas sur cet indicateur. Cela ne signifie pas pour autant que l'impact économique des agents responsable est faible.

Même si cet indicateur est très informatif, il reste délicat à mesurer. Il nécessite de longues séances d'intercalibration entre notateurs. Il est également couteux en temps au moment de l'évaluation annuelle.

Conclusion

En conclusion, cet indicateur semble un bon indicateur de vitalité mais il reste coûteux à mettre en œuvre. Il est très intégratif des conditions de croissance mais renseigne mal de la santé réelle des arbres appréciée par la fréquence des symptômes observés.

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