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Pinède
Le réseau pour la gestion durable des forêts cultivées.

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FORSEE : Indicateur évalué

Sous-Indicateur: Evaluation de la sensibilité des peuplements aux facteurs abiotiques dont l'incendie

Coût

Zone pilote :

- 85 départs pour

- 58 ha brûlés

- 39 feux de surface, supérieure à 100 m² (2005)

Total : 3 830 €

Coût total/ ha : 0.04 €

Coût total/ feu : 98.22 €

Ces coûts comprennent :

Relevés des caractéristiques sur chaque départ de feux : 1 250 €

cause du départ de l’incendie,

relevés GPS surface incendiée,

description des peuplements sinistrés,

épaisseur calcinée du sol,

épaisseur calcinée du tronc,

hauteur des flammes

Intégration des relevés : 250 €

Analyse et calculs : 1 200 €

Frais de déplacement sur chaque départ de feux : 1 030.86 €

Matériel informatique, GPS : 99.78 €

Résultat

Proportion de feux éclos à proximité d’un réseau de communication par rapport à la totalité des feux éclos sur la zone pilote en 2005:

graf2

Surface moyenne brûlée par feu par type de peuplement :

graf

Proportion de surfaces brûlées par classe d’âge de pin maritime :

graf3

Répartition de la puissance des feux selon l’embroussaillement des parcelles :

graf4

Commentaires

Le site objet de l’expertise couvre environ 100 000 ha. Il est boisé à plus de 85%. Outre la population locale, il fait l’objet d’une forte fréquentation l’été.

Seuls les feux de superficie supérieure à 100 m² ont fait l’objet de relevés de terrain. Il apparaît que la fragmentation du paysage par les réseaux de communication augmente les risques et donc la vulnérabilité de l’écosystème forestier.

Les surfaces moyennes brûlées par feu et par nature de peuplement indiquent que les futaies régulières sont les peuplements les plus sensibles au risque incendie de forêt. Le troisième graphique est le résultat du rapport suivant : surface brûlée par classe d’âge/ surface occupée par classe d’âge sur la zone d’étude. La forte représentation des peuplements de 30- 40 ans est, en partie, due au feu du 17/03/2005 à Sabres qui a brûlé 12.17 ha de pins maritimes de 30- 40 ans. Enfin, les parcelles les plus embroussaillées génèrent les feux les plus puissants.

Problématique et amélioration

Si l’objectif de cette étude était de déterminer les facteurs de la vulnérabilité de l’écosystème forestier au risque incendie de forêt, il est difficile de conclure de manière tranchée.

En effet, la principale difficulté rencontrée est la faiblesse du nombre d’individus statistiques (85 feux dont seulement 39 de plus de 100m²). Par conséquent, on peut s’interroger sur la représentativité des statistiques.

L’obtention de données est d’autant plus difficile que les bois sont exploités rapidement après un sinistre de manière à éviter leur bleuissement. Une amélioration possible serait donc de diminuer le délai entre l’incendie et les mesures, ce qui engendrerait une augmentation très importante de l’astreinte des équipes terrain.

Enfin, l’intervention rapide des pompiers grâce à un réseau de défense des forêts contre l’incendie (DFCI) apporte un facteur nouveau ayant une influence directive évidente sur l’évolution des feux.

Ce facteur explique, en grande partie, les deux caractéristiques suivantes:

les feux éclos sur la zone d’étude en 2005 étaient des feux de faible puissance

les activités humaines paraissent influencer de manière plus importante les départs de feux que la nature des peuplements.

Une description plus poussée du sous-bois (quantité de combustible, nature du combustible) aurait permis d’étudier plus précisément les espèces favorisant la propagation des feux.

D’autre part, il aurait été intéressant d’essayer d’obtenir auprès des sapeurs pompiers la localisation des départs de feu au sein de la parcelle, de manière à étudier de façon plus précise les facteurs d’éclosion qui semblent tous d’origine humaine.

Conclusion

L’intérêt de ce sous-indicateur est son aspect synthétique. En effet, il prend en compte à la fois les aspects d’éclosion et de propagation, les conditions météorologiques, l’aménagement du territoire et les aspects sociologiques. En réalisant ces mesures de manière systématique il serait possible d’optimiser la protection (prévention, prévision, lutte).

Cependant l’approche proposée portent trop sur la sensibilité de l’écosystème forestier en lui-même et pas assez sur les facteurs de risque qui sont, à l’exception de la foudre, tous d’origine humaine. De fait, la pertinence de ce sous-indicateur paraît mal positionnée et varie suivant non pas la composition des peuplements mais de leur localisation et de la pression sociale qu’il y a sur la zone.

Par ailleurs, sur le site objet du programme, les relevés effectués répondant à des évènements ponctuels et fréquents (environ 1000 départs de plus de 100m² par an sur l’Aquitaine sur la période 2001- 2004), il paraît difficilement envisageable de systématiser l’ensemble de ces travaux : cela représenterait un investissement en journées homme et un investissement financier importants : 98 220 €

Pourtant, si le suivi de cet indicateur à un niveau de détail aussi précis représente un investissement important, on ne doit surtout pas sous-estimer l’intérêt du suivi du nombre de feux et des surfaces brûlées par an qui permet la surveillance de l’évolution du risque.

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