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Pinède
Le réseau pour la gestion durable des forêts cultivées.

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FORSEE : Indicateur évalué

Sous-indicateur : Taux de drainage des unités hydrographiques

Coûts

Zone pilote :

98 000 ha

Prix :

- Total : 4 497€

- Marginal :

2 397€

- Partagé :

2 100 €

Coût/ha : 0,05 €

Les coûts comprennent :

Coût personnel : 2 200 €
Achat données IFN : 1 000 €
Achat données IGN : 1 100 €
Envoi du CD données CARTHAGE :156 €
Maintenance informatique : 41 €

Résultats

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Commentaires

Pour les bassins versants du Tagon et de l’Arriou, nous disposions de données hydrographiques précises renseignant sur les fossés ou autres cours d’eau non-permanents. Le tableau ci-dessus permet d’observer les différences de résultats dans le cadre d’un calcul s’appuyant exclusivement sur le réseau hydrographique décrit par les données de l’agence de l’eau BDCarthage et d’un calcul qui se base sur une couche géographique incluant les fossés et cours d’eau temporaires.

Le bassin de Biscarosse affiche une valeur nulle. Les données dont nous disposions n’indiquaient aucun fossé pour ce bassin et aucun cours d’eau permanent n’y passe (il s’agit d’un bassin côtier essentiellement composé de dunes). La part des zones drainées par fossé sur la zone Pontenx apparaît négligeable, hormis pour le bassin de Canteloup Latapy pour lequel ces surfaces représentent le tiers de la surface totale drainée. Le taux de drainage total peut varier du simple au double selon les bassins et les données utilisées.

On remarque que la valeur est une fois et demie plus grande pour le bassin du Tagon et quasiment trois fois plus grande pour le bassin de l’Arriou. En d’autres termes, la représentation offerte par le réseau hydrographique des données BDCarthage peut donner une faible représentativité du réseau hydrographique dans le cas où de nombreux cours d’eau temporaires existent comme c’est le cas pour le bassin de l’Arriou. Pour les bassins de la zone Pontenx, nous disposions du réseau hydrographique issu de la base BDCarthage ainsi que de renseignements sur les fossés. Nous avons à l’aide du SIG généré des zones tampons de 25 m en prenant en compte ce réseau.

Problématique et améliorations

L'érosion du sol survient lorsque l'eau ne peut plus s'infiltrer dans le sol et commence à s'écouler en surface. Les sols bien drainés ont la capacité d'absorber les pluies et donc de réduire l'écoulement.

La géomorphologie du plateau Landais issu de phénomènes géologiques récents est marquée par la jeunesse de son réseau hydrographique qui laisse de vastes zones interfluviales non drainées (Timbal et Caze). L’écoulement des eaux se fait donc difficilement du fait d’une topographie plane et d’une relative disparité des cours d’eau.

Des aménagements visant à favoriser le drainage et organiser l’écoulement des eaux ont donc été développés dans de nombreuses zones du plateau Landais, aussi bien en milieu agricole qu’en milieu forestier. Ils permettent à l'eau excédentaire de s'écouler et ainsi d’améliorer la structure des sols en évitant la saturation eau. En revanche, ils peuvent accélérer les transferts de nutriments notamment d’azote. Le drainage n’a pas la même utilité selon les capacités d’infiltration du sol du bassin. Un couvert forestier favorise l’infiltration et limite les besoins en drainage. Les drains agricoles sont d’ailleurs plus profonds que les drains forestiers et ont une capacité de drainage plus élevée.

Pour calculer le taux de drainage à l’échelle du bassin, les cartes hydrographiques de l’agence de l’eau ont été utilisées ainsi que les données de la DFCI (association régionale de Défense de la Forêt Contre l’Incendie) localisant les fossés forestiers. Nous disposions également de données concernant le drainage agricole sur certaines zones.

Commentaires et conclusion

Ainsi, le taux de drainage, calculé avec des données permettant de prendre en compte les réseaux de fossés, donne une bonne représentation de la production hydrique du bassin considéré et de l’accélération des transferts. Une bonne connaissance du réseau hydrographique et des réseaux de drainage existe (données institutionnelles, dfci, crpf, données agricoles) et devrait permettre une mise à jour régulière de cet indicateur complémentaire, simple à calculer et à mettre en œuvre.

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