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FORSEE : Indicateur évalué

Sous-Indicateur 5.3.2.9 : Statut phosphaté des sols

Coûts

Zone pilote : 35 éch.

Total :

90 éch.

Prix (/ech.)

Total : 191 €

Marginal : 0 €

Partagé : 230 €

Optimal : 161 €

Coût/ha : selon densité échantillonnage

Ces coûts comprennent :

Main d’œuvre (prélèvement) = 83 €

Main d’œuvre (préparation) = 32 €

Analyse = 72 €

Amortissement

véhicules =

34 €

Résultats

En ce qui concerne la teneur en phosphore totale, il est notable d’observer que les sols de lande sèche sont les plus pauvres et que le pic de concentration est proche de la surface du sol :

graf1

Avec des stocks (litière + sol sur 120 cm) inférieur à 1000 kg-P/ha (et souvent < 500 kg), les sols landais sont particulièrement déficients en phosphore, même en comparaison d’autres sols forestiers réputés pauvres.

Dans ces sols essentiellement quartzeux, le phosphore est pour une grande part sous forme organique :

graf2

On retrouve d’ailleurs la dichotomie entre les sols de dunes (très peu organiques et donc pauvres en carbone) et les sols du plateau landais.

Commentaires

Le dosage de la teneur en P-total dans des sols aussi pauvres pose de gros problèmes analytiques. Il est nécessaire d’adapter les protocoles de manière à descendre suffisamment les seuils d’analyse (dans le cas contraire, toutes les valeurs sont « < seuil de quantification »).

Par ailleurs, la répétabilité est plutôt médiocre. Les procédures d’homogénéisation des échantillons et une multiplication des répétitions sont donc importantes pour assurer la qualité des résultats.

L’indicateur « P-extractible » a été abandonné après que des analyses préliminaires aient montré son manque de sensibilité vis-à-vis du niveau de variabilité des sols landais.

L’indicateur « P-biodisponible » est actuellement en cours d’analyse.

Problématique et améliorations

Le dosage du P dans le contexte de sols sableux très pauvres n’est pas une sinécure. De plus, les coûts et le niveau d’expertise du laboratoire requis pour ce genre d’analyse (attaque à l’acide fluorhydrique) sont relativement élevés.

Bien que le phosphore soit ici pour une bonne part sous forme organique, l’estimation de la teneur totale en P par la teneur en carbone est loin d’être satisfaisante. Une autre possibilité serait d’estimer la teneur en P-total à partir de la teneur en P après calcination et extraction par l’acide sulfurique et d’appliquer un facteur 2 :

graf3

Cela reste tout de même une méthodologie peu aisée à conduire en routine.

Commentaires et conclusion

La teneur des sols en phosphore est un indicateur important à suivre dans le contexte des sols forestiers landais. Toutefois, les contraintes d’échantillonnage et d’analyse tendent plutôt à la rejeter en tant qu’indicateur. Un bon compromis serait de faire le suivi de cet indicateur sur un pas de temps assez élevé, comme la décade.

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