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Pinède
Le réseau pour la gestion durable des forêts cultivées.

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FORSEE : Indicateur évalué

Indicateur 6.0.5 : Main d’œuvre des secteurs forêt-bois

Coûts

Total : 13 000 €

Coût/ha : 0,13 €

Les coûts comprennent :

Les coûts présentés ici ne comprennent pas à strictement parler de coûts marginaux. En effet, les données proviennent essentiellement de la MSA et de l’INSEE, mais il ne s’agit pas de l’achat de données brutes que ces organismes n’ont pas le droit de communiquer. Aussi les coûts MSA / INSEE correspondent-ils à des coûts de prestation pour fournir des données sous forme semi-synthétiques

Ils se répartissent comme suit :

Relation MSA / INSEE (2 j) = 1 186€

- Acquisition de données par enquête directe (7 j) = 4 152€

- Prestation MSA (3 j) = 1 542€

- Prestation INSEE statisticien (2 j) = 1 028€

- Prestation INSEE technicien (2 j) = 545€

- Prestation INSEE tabulation (1 j) = 361€

- Mise en forme des données (7 j)= 4 152€

Résultats

L’emploi salarié :

•L’appareil de production

table1

•L’appareil de production :

table2

•Le sous-système auxiliaire :

table3

L’emploi non salarié :

34 000 propriétaires forestiers de plus de 4 ha

Appareil de production : 959

Appareil de transformation : >1 771

Sous-système auxiliaire : > 1 300

Informations complémentaires relatives aux appareils de production et de transformation (exemples)

Distribution par taille d’établissement

•appareil de production

graf1

•appareil de transformation

graf2

Répartition géographique des emplois

•appareil de production

img1

•appareil de transformation :

img2

img3

Pyramide des âges (appareil de production)

img9

Niveaux de salaires (appareil de transformation)

img4

Répartition par classe socioprofessionnelle (appareil de transformation)

img11

Commentaires

La filière forêt-bois comprend traditionnellement les activités de sylviculture, de sciage, de rabotage et d’imprégnation des bois. Les activités de transformation du bois en panneaux, emballages ou autres produits en bois y figurent comme toutes les activités liées à la fabrication du papier et du carton. Enfin une bonne partie de l’industrie du meuble en fait également partie. Dans toutes ces activités du secteur primaire et secondaire on comptabilise en Aquitaine 21 500 emplois salariés à la fin de l’année 2003.

Par ailleurs on peu estimer à plus de 2 700 personnes l’emploi non salarié dans ces activités en se basant sur le nombre d’établissements actifs n’employant aucun salarié.

Enfin, en élargissant le décompte des emplois au « système forestier » (ce qui revient à ajouter des emplois du « sous système auxiliaire »), ce sont 9 300 emplois supplémentaires, salariés et non-salariés qui sont à ajouter aux 24 200 déjà recensés.

Globalement la filière, considérée de la récolte du bois jusqu’à la diffusion des produits finis, offre donc un emploi, salarié ou non salarié, à environ 33 500 personnes en Aquitaine.

Beaucoup d’établissements de petite taille

Dans les activités de sylviculture et d’exploitation forestière on recense beaucoup de petites unités. La moitié seulement des 1250 établissements emploient des salariés. Plus de la moitié (54%) des établissements employeurs n’ont qu’un ou deux salariés et 90% moins de 10 salariés. 5 établissements seulement occupent plus de 50 salariés.

Dans les principales activités industrielles de la filière les petites unités sont également majoritaires, 72% des 1090 établissements employeurs n’atteignent pas les 10 salariés. Par contre il y a quelques très grosses unités notamment dans l’industrie papetière et dans le meuble. 14 établissements dépassent 200 salariés et totalisent un tiers des effectifs employés. Les artisans, non-employeurs, sont très nombreux, en particulier dans les activités de fabrication d’articles divers en bois et dans la fabrication des meubles. Au total on dénombre 1600 unités artisanales sans salariés.

La filière bois emploie beaucoup d’ouvriers

Les emplois salariés de la filière bois sont en très grande majorité des emplois d’ouvriers.

Dans les principales activités industrielles de la filière 72 % des salariés sont des ouvriers et 6% seulement des cadres. C’est dans les activités de sciage et rabotage que le taux d’ouvriers est le plus élevé (82%), suivi par la fabrication des emballages en bois (81%).

Par contre dans l’industrie papier-carton le taux d’encadrement est beaucoup plus élevé et dépasse les 10 % dans la fabrication de pâte à papier (16%), dans la fabrication d’articles en papier (13%) et dans la fabrication du papier et de carton (12%).

Salaires

Les salaires bruts versés en 2003 dans les principales activités, primaire et secondaires de la filière, représentent 460 millions d’euros. La répartition de cette masse salariale entre les secteurs n’est pas proportionnelle au poids des effectifs. 31% de la masse salariale est versée par l’industrie du papier et du carton quand ses effectifs ne représentent que 22% des salariés. Le taux d’encadrement plus élevé explique une partie de l’écart mais, d’une manière générale, les niveaux de salaires sont plus élevés dans le secteur papier-carton. Les salaires horaires des ouvriers par exemple sont en moyenne 40% plus élevés que dans les autres activités de la filière.

Répartition géographique des emplois

Dax et Mont de Marsan en tête des zones d’emploi avec Bordeaux

Il est intéressant d’examiner la manière dont les emplois de la filière sont répartis sur le territoire régional et d’essayer d’apprécier l’importance quelles peuvent avoir pour l’économie locale.

Cette analyse se limite aux principales activités industrielles de la filière (bois-papier-meubles) pour lesquelles des données localisées et précises sont disponibles.

Au niveau régional cinq zones d’emploi totalisent plus de 50% des effectifs salariés industriels de la filière. Il s’agit de Dax (15%), Bordeaux zone centrale (12%), Mont de Marsan-Est des Landes (11%), Libourne- Montpon- Ste Foy la Grande (7%) et Langon- Bazas- la Réole (6%).

Parmi ces cinq zones d’emploi les activités industrielles de la filière bois ont un poids déterminant dans les activités industrielles de trois zones, Dax ( 35%), Langon-Bazas-la Réole (35%) et Mont-de-Marsan-Est-des-Landes (29%). A Libourne-Montpon-Ste Foy la Grande le poids de ces activités dans l’industrie locale est déjà moindre ( 17%) et à Bordeaux-zone-centrale il descend à 5%.

Terrasson et Haute Lande très dépendantes de la filière

Il y a plusieurs zones d’emploi dont le poids relatif dans la filière est plus faible, mais pour lesquelles cependant les activités industrielles de la filière ont une importance capitale. Il s’agit notamment de Terrasson (44% de l’emploi industriel ), la Haute Lande (40%), Marmande-Casteljaloux (25%) et l’Arcachonnais (22%). L’importance de la filière pour l’emploi industriel apparaît également à Villeneuve sur Lot-Fumel (17%), à Nord est de la Dordogne (16%) et même au Médoc (18%) qui pourtant ne pèse que 1% dans ces activités au niveau régional.

Rapporté à l’emploi salarié total ( tous secteurs d’activité ) les effectifs salariés des activités industrielles de la filière continuent à peser encore un poids considérable à Terrasson (15%), à Haute Lande (12%) et à Dax (8%). A Langon-Bazas-La Réole ce poids descend à 6% et à Mont-de-Marsan-est-des Landes et à Marmande-Casteljaloux à 5%.

Problématique et améliorations

L’étude a visé à réaliser le décompte des emplois générés par la forêt pour la région Aquitaine en essayant de trouver des méthodes pouvant être mises en œuvre de manière systématique et répétitive, et permettant d'apporter certaines améliorations aux résultats habituellement présentés.

Pour les activités de production et de transformation de bois, qui constituent le « noyau dur » de la problématique, l’utilisation de données sociales liées à l’employé sur son lieu de travail (= son établissement) a été possible. Cette voie s’avère très performante dès lors que la méthode et le champ des informations mobilisables sont correctement définis, de manière à poser des requêtes claires aux organismes gestionnaires des bases de données (INSEE et MSA selon que l’activité relève ou non du régime agricole en matière de protection sociale), et pour lesquelles il leur est possible d’apporter une réponse (l’information existe et peut être livrée sans se heurter au problème du secret statistique).

Les améliorations par rapport aux méthodes habituelles de décompte de données sont les suivantes :

Le décompte n’exclu pas d’entreprises sur la base de critères de taille comme c’est le cas pour certaines enquêtes telles que l’Enquête Annuelle d’Entreprise du SESSI, qui se limite aux entreprises de plus de 20 salariés ou de 5,34 M€ de chiffre d’affaires.

Le décompte est valide au niveau régional, car il est réalisé par établissement et non par entreprise. De cette manière, les emplois sont affectés au lieu de travail et non au siège social de l’entreprise, souvent situé dans une région différente du ou des établissements.

Le contenu informatif des données liées à l’emploi est riche et permet de répondre correctement à l’ensemble des points balayé dans le texte complet de l’indicateur de Vienne. Il est possible par exemple de chercher à faire ressortir des informations sur les catégories socioprofessionnelles (cadre, ouvrier…) ou sur les conditions d’emploi (temps complet, temps partiel…).

A l’intérieur d’une région, la localisation des emplois à un niveau plus fin est une donnée qui semble particulièrement intéressante. En effet, la filière forêt bois papier est réputée générer de l’emploi en zone rurale et participer de ce fait à entretenir leur dynamisme. Cet aspect mérite une quantification plus précise.

Pour les autres activités (production et transformation de produits forestiers autres que le bois, commercialisation et services associés), il n’est pas possible d’utiliser une méthode systématique et le travail doit être réalisé par enquête auprès de différents organismes « ressources » (organisations professionnelles p.e.)

Commentaires et conclusion

Cet indicateur est pertinent en ce qu’il démontre l’impact socio-économique des activités liées aux secteurs forêts-bois dans les zones rurales.

Cependant, il devrait être complété par un sous-indicateur incluant les propriétaires forestiers en ce qu’ils constituent une composante de la population locale active d’une part et d’autre part par le montant des investissements qu’ils engagent dans la forêt source des activités et de la valeur ajoutée liées à la sylviculture et à la transformation du bois.

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