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Pinède
Le réseau pour la gestion durable des forêts cultivées.

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IEFC - Forest pests and diseases - Consult - Pin-I-12
Common Forest Pests and Diseases in Europe - Pin-I-12

Pyrale du tronc

Dioryctria sylvestrella (Ratzeburg) (Lepidoptera, Pyralidae)
Synonyme: Dioryctria splendidella

Arbres hôtes

Toutes les espèces de pins (Pinus).

Identification

  • Présence sur l´écorce du tronc d´amas de résine jaune soufré à rose-brun. Ces pralines de résine sont surtout localisées à l´insertion des branches dans la partie supérieure du houppier ou près des plaies d´élagage. Elles sont visibles toute l´année (Photo 1).
  • Présence de chenilles rosâtres (jeunes chenilles) puis verdâtres (chenilles âgées) avec des lignes de points noirs, creusant une galerie sous l´écorce (Photo 2) dont le trou d’entrée est caché par la praline de résine. Les chenilles peuvent être trouvées sous l´écorce de septembre (1 cm de long et rosâtres) à mai (4 cm de long et verdâtres).

Dégâts

  • L´annélation partielle du tronc par les galeries larvaires ne tue pas l´arbre mais augmente le risque d´écimage en cas de coup de vent (Photo 3).
  • Diminution importante de la qualité du bois due à la déformation des cernes et à l´inclusion de poches de résine au niveau de l´attaque (Photo 4).

Biologie

  • Une génération par an (une deuxième partielle en cas d´été prolongé).
  • Les papillons volent en juin - juillet (en septembre pour la deuxième génération partielle) et pondent leurs œufs dans les anfractuosités de l´écorce.
  • Les chenilles forent une galerie sous l´écorce entre le début de l´été et le printemps suivant avec un arrêt de développement pendant l´hiver. En creusant dans le liber, les chenilles coupent les canaux résinifères laissant s´écouler la résine hors du tronc par le trou de pénétration de la larve.
  • Les chenilles se chrysalident à l´intérieur de la praline de résine à la fin du printemps.
  • Les attaques sont principalement localisées sur la partie supérieure du tronc.

Facteurs de risque

  • Les arbres les plus vigoureux, blessés ou élagués sont plus sensibles aux attaques car les pyrales sont attirées par l´odeur de la résine exsudant des fissures ou blessures de l´écorce.

Méthodes de lutte

Suivi

  • Observation du nombre d´arbres attaqués (arbres avec au moins une praline de résine visible sur le tronc).
  • A l’étude: suivi des captures des papillons dans des pièges à phéromone.

Lutte préventive

  • Réduire les blessures de l´écorce lors des travaux sylvicoles comme l´élagage, l´éclaircie ou le nettoiement.
  • Eviter l´élagage de branches vivantes pour diminuer le risque d´attaque dans les grumes de pied, de plus grande valeur marchande.
  • Réduire la fertilisation et l´intensité d´éclaircie pour limiter la croissance radiale dans les peuplements jeunes.

Lutte curative

  • Aucun insecticide n´est homologué en France pour la lutte contre cet insecte.
  • A l’étude: piégeage de masse à l´aide de pièges à phéromone.
Photo 1 : Pralines et coulées de résine sur l´écorce d´un tronc attaqué en réaction au creusement des galeries larvaires.
Photo 2 : Chenille de pyrale dans sa galerie visible après écorçage du tronc.
Photo 3: Ecimage d´un arbre au niveau d´une attaque de pyrale après une tempête.
Photo 4 : Dégât interne réduisant la qualité du bois par imprégnation de résine au niveau d´une attaque.

Illustrations : Photos 1, 2 & 3: Pierre Menassieu; 4 : Frédéric Cousseran


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