EFI : European Forest Institute
Support EFIATLANTIC
Pinède
Le réseau pour la gestion durable des forêts cultivées.

français espagnol portugais english


TABLE RONDE FOREXPO
SOUSTON - Juin2000
« Gestion durable des forêts et risque climatique »

Participants table ronde

Nous remercions tous les conférenciers ainsi que les participants à la table ronde :

Animée par T. FOLENFANT, journaliste radio à BFM ,

Avec la participation des conférenciers précédents et des personnalités suivantes :

  • Y. LESGOURGUES , Coordinateur Aquitain du dossier tempête ,
  • J. VILARINO , Professeur , Université de Saint Jacques de Compostelle , Vice- Président IEFC
  • JM. ALLOUSQUE , Service Régional de la Forêt et du Bois
  • M. LARRAT, Vice- Président Région Aquitaine
  • J.L.MARTRES , Professeur , Président Union de Sylviculteurs du Sud de l'Europe
  • M. LAFON, Association Régionale de Défense des Forêts Contre les Incendies
  • R. DAVEZAC, Président Fédération des Industries du Bois d'Aquitaine
  • G. CINGAL, Vice-Président de la Fédération des sociétés pour l'Etude, la Protection et l'Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest
  • P. CASTERA , Président de l'Association pour la Recherche sur la production forestière et le BOis en Région Aquitaine
  • M. ARBEZ , Président IEFC

 

Débat

Question animateur à M. Larrat : Devant un événement de ce type, êtes-vous inquiet ? Faut-il tout repenser ?

Réponse : Il est vrai que l'on s'interroge. Il ne faut cependant pas tout remettre en question car devant des événements extrêmes on ne peut rien faire. La dernière tempête a cependant fait resurgir le débat. Par exemple, faut-il raccourcir les cycles ? On se pose la question. La réalité du réchauffement climatique doit amener une réflexion plus vaste sur le développement de l'activité humaine tels que les modèles imposés aux agriculteurs.

Question animateur à M. Larrat : Quel est l'engagement du Conseil Régional d'Aquitaine en tant que collectivité territoriale ?

Réponse : Il y a eu la signature de la Charte pour la Gestion Durable de la Forêt des Landes de Gascogne. Par ailleurs le Conseil Régional appuie les centres de recherche et les partenaires économiques dans leurs démarches.

Question animateur à M. Davezac: Quel est le sentiment des industriels ?

Réponse : Il faut prendre du recul par rapport à certains débats actuels, notamment celui sur le droit à polluer, qui prône une séparation des fonctions de la forêt. D'une part on aurait une forêt protégée, qui aurait un rôle d'épurateur de l'atmosphère. De l'autre, une forêt dont l'unique fonction serait la production de matière première.

Nous défendons un système différent où les différentes fonctions de la forêt se combinent sur un même espace. Car, sans minimiser le rôle de la forêt, il convient de rappeler que les espaces boisés sont au second plan dans l'épuration de l'atmosphère. Les principaux puits de carbone à l'échelle planétaire sont en effet les océans. Les forêts participent.

Vous parliez tout à l'heure de la firme Peugeot et de son initiative de plantation de 20 millions d'arbres. Il faut savoir que cela représente environ 15000 ha.. Dans la seule forêt des Landes, on compte 1 million d'ha..

Question animateur : Etes-vous d'accord avec l'écocertification des bois ?

Réponse : Oui, Il s'agit d'une démarche où il faudra de plus en plus apporter la preuve de la bonne conduite de la gestion forestière. La certification doit être traitée régionalement mais en utilisant un label international. Il ne s'agit certes pas d'un débat d'entreprises.

      Question de la salle (C. Orazio) : Quel est l'intérêt de la Nouvelle Zélande à entrer dans un processus de certification ?

      Réponse P. Mac Farlane : le principal intérêt est commercial, pour les marchés à l'export. Les entreprises n'obtiennent pas de bénéfice direct, en terme de plus-value. Elles ont dû assumer la certification pour se maintenir sur certains marchés.

Question animateur : Quel rôle peut jouer la biodiversité par rapport aux phénomènes climatiques ?

Réponse M. Cingal : Le changement climatique est évidemment un problème majeur. Un mois après la tempête, la SEPANSO avait publié un communiqué de presse dans lequel elle présentait son analyse sur l'importance de la biodiversité. A notre avis, les conséquences auraient été moindres si le faciès de la forêt landaise avait été celui de l'après-guerre.

Les scientifiques peuvent apporter des réponses à ce sujet, mais on ne peut pas attendre forcément de les avoir toutes avant d'agir. C'est un problème qui concerne tout le monde.

Réponse M. Martres : La relation avec les scientifiques est très importante. Il est réjouissant de voir qu'ils doutent, s'interrogent et proposent des pistes. Ils sont comme des guetteurs immergés dans les massifs forestiers (c'est d'ailleurs une des raisons de la création de l'IEFC). Ils ne donnent pas de certitudes et c'est aux professionnels de prendre les décisions. Ceci dit, il faut tenir compte de l'inertie, notamment vis-à-vis de l'opinion.

Le rôle des scientifiques est de proposer des options et non de décider. Il est important de soulever les débats, surtout s'ils font intervenir des équipes multidisciplinaires.

Réponse M. Pérez Vilariño : Il est important de faire des efforts pour que la parole forestière soit connue. Le débat doit porter sur la rationalité des organisations, qui est un problème majeur à l'heure actuelle. Les chercheurs donnent des options, c'est aux politiques et aux professionnels qu'il revient de prendre la décision. Quand on soulève le problème du raccourcissement des cycles de production par exemple, on pose le problème des essences à croissance rapide, qui peut être très polémique. Pourtant dans la vie courante, se défaire des stocks est un comportement logique. L'attitude vis-à-vis de la forêt est encore au niveau des mythes.

Quant aux événements climatiques, il est difficile de prévoir l'inattendu. Le vent en fait bien évidemment partie.

Réponse M. Martres : Il faut réagir en fonction de la rationalité du système mais il ne faut pas occulter la dimension affective du sylviculteur vis-à-vis de sa forêt.

Question animateur : Quelles inquiétudes pour le futur surgissent suite à la tempête du 27/12/99 ?

Réponse M. Lafon : Le problème le plus immédiat est celui du feu. Du fait des volumes abattus, qui représentent une masse de combustible considérable et empêchent l'accès aux parcelles, les conséquences peuvent être lourdes sur la campagne 2000.

Réponse M. Alousque : Le dernier aléa climatique a affecté 10% du massif aquitain. Même si cela représente des volumes considérables, la forêt n'est pas abattue. Il faut continuer à produire du bois sans céder au catastrophisme.

L'Etat apportera des moyens pour recommencer en rapport avec le chantier considérable que cela représente.

      Question de la salle (gestionnaire d'un groupement forestier de la Double girondine) : L'Etat a été singulièrement absent dans les premiers temps après la tempête. On a du mal à voir concrètement la mise en œuvre des directives. Tient-on compte du découragement qui peut atteindre les sylviculteurs ? Prend-t-on en compte leurs besoins, notamment par rapport aux cervidés ? Aura-t-on les moyens de gérer ces problèmes encore accentués par les aléas ?

      Réponse M. Alousque : Le dispositif de l'Etat a été mis en place dès le 12 janvier. A titre de comparaison, après la tempête de 1990, l'Etat allemand a mis dix-huit mois pour arrêter un plan d'évacuation et de remise en état.

      La priorité n°1 du plan de l'Etat était d'aider à l'enlèvement des bois, c'est pourquoi on ne voit pas d'aides directes aux propriétaires dans les premières directives.

      Question de la salle (Mme Laporte, sylvicultrice) : Le débat qui a suivi la tempête a largement porté sur les différences entre feuillus et résineux. Quelles réponses peuvent être apportées à ce sujet ? Par ailleurs, certaines questions demeurent sur la mise en place des directives du plan tempête : pourquoi a-t-on refusé des équipes de bûcherons alors qu'il y avait un manque de main-d'œuvre ?

      Réponse M. Cingal : la question n'est pas si tranchée entre feuillus et résineux. Il semblerait que les peuplements mélangés, où plusieurs essences sont présentes ont mieux résisté.

      Réponse M. Alousque : Pour les bûcherons ressortissant de la Communauté Européenne, il n'y a jamais eu de problème. Pour les bûcherons extra-communautaires, il a fallu s'adapter au cadre législatif. Il a pu y avoir des problèmes.

      Réponse M. Davezac : Le problème n'a pas été la main d'œuvre mais plutôt l'absence de débouchés. Il ne sert à rien de mettre du bois bord de route s'il n'y a pas de débouchés supplémentaires. Or, étant donné les volumes atteints, il n'y a pas de solution immédiate.

      Question de la salle (P. Castagné) : Ne serait-ce pas nécessaire de tirer les enseignements de la tempête de 1999 et de mettre en place un plan de prévention ?

      Réponse M. Pérez Vilariño : Ce qui caractérise les sociétés évoluées est leur capacité à s'organiser. Les acteurs publics et privés auraient tout intérêt à se concerter de façon à trouver un moyen de gérer la complexité.

      Une partie de la taxe sur la pollution pourrait par exemple être consacrée à mettre en place des outils en ce sens.

      Il est significatif que la Nouvelle Zélande soit un des seuls pays à pouvoir quantifier le risque. Ceci représente un défi pour les élus et les partenaires privés.

      Réponse M. Lesgourgues : Il faut insister sur le caractère extraordinaire de ce phénomène et en tirer les conséquences. Plusieurs questions se posent :

      - avec quelle périodicité de tels ouragans sont ils susceptibles de revenir ? Cette évaluation risque de changer la perception du risque dans l'investissement forestier, qui peut passer d'un investissement de père de famille à un investissement à haut risque.

      - il convient de garder la mémoire de ces événements, notamment des techniques empiriques qui auront été mises en place et leurs résultats. Ceci nous permettra d'effectuer des rapprochements.

      - Nous pouvons par exemple nous replonger dans le cas des incendies de 1949, qui ont été à l'origine de la création du système D.F.C.I. et adopter une démarche similaire.

LIBRES PROPOS ET FORUM IEFC

Suite à ce trop court débat, l'IEFC souhaite prolonger la réflexion et proposer quelques pistes pour intégrer la notion de risque climatique dans la gestion forestière au quotidien. Les propositions faites ci-après ont pour vocation de susciter des réactions sur notre site internet (www.iefc.net) en évoquant des aspects qui n'ont pas encore été abordés plus que de prétendre apporter des solutions définitives.

 

A-t-on une estimation du risque climatique en forêt?

Le risque climatique est une expression unique qui en fait recouvre un ensemble de risque dont l'évaluation est délicate : gel, neige, incendie, tempête, inondation,…. La météorologie est une science qui est relativement jeune comparée à l'échelle du phénomène quelle observe, vu qu'elle ne dispose d'information vraiment fiable que depuis 150ans. De plus, Hervé le Treut nous informe d'un changement climatique global dont on connaît mal les conséquences à moyen terme. Toutes les extrapolations de risque climatique qu'on peut faire d'après les données historiques sont donc vraisemblablement fausses…

Doit-on investir, notamment en recherche publique, dans cette estimation?

La forêt un placement à risque ?

Quand on fait l'inventaire des risques qui pèsent sur la forêt, il parait légitime de reconsidérer le statut de propriétaire forestier non plus comme celui d'un investisseur tranquille plaçant ses fonds dans un compte épargne sûr, mais comme un investisseur jouant avec des capitaux à haut risque, la seule différence est que d'habitude la prise de risque financier s'accompagne toujours d'une possibilité de gain très fort. Est-ce possible en forêt ?

Les progrès réalisés en matière de technique de cartographie des risques de chablis (probabilité de vents forts, topographie, sols superficiels ou hydromorphes, hauteur et densité des peuplements…) tels qu'ils ont mis en œuvre en Grande Bretagne ou en Nouvelle Zélande, montrent que la quantification et le zonage du territoire forestier sont possibles.

Prévention des dommages des accidents climatiques: prévenir les conséquences financières.

Faut-il créer un fond de calamité ? De quelle manière ? Pour qui ?

Prévention des dommages des accidents climatiques: les limites de la technique

Vers un bocage forestier ?

A travers les discours qui ont été présentés dans diverses occasions suite à la tempête, nous avons relevé plusieurs informations qui vont dans le sens d'un maintien de haies entre les peuplements forestiers gascons.

Tout d'abord, plus les arbres sont " habitués " à la contrainte du vent, plus ils sont stables et capables de résister à des vents forts, il apparaît donc intéressant de laisser en lisière un ensemble d'arbres pérennes qui se retrouverait exposé au vent lorsque les parcelles mitoyennes passent en coupe rase. Un étagement de la lisière permet de limiter l'impact des bourrasques sur les peuplements à proximité de zones très ouvertes. Il faudrait donc que les arbres préservés en lisière aient une hauteur dominante plus faible que celle des essences installées en plein. Enfin, il apparaît que dans des peuplements de pin maritime où les houppiers sont très élevés et fins, la présence d'une lisière branchue du haut du houppier jusqu'au sol jouerait l'effet d'un brise-vent perméable, en atténuant les vitesses de vent dans le peuplement, il faut donc choisir des espèces dont le houppier est assez fourni.

A cet intérêt pour la stabilité des peuplements, on peut ajouter un intérêt phytosanitaire d'un maintien de haies feuillues pérennes. En effet, les hormones d'agrégation de certains insectes sous-corticaux sont brouillées par les émanations naturelles de plusieurs feuillus comme le Bouleau pour la processionnaire - et des feuillus en général pour les scolytes - dont la nature chimique est proche. On peut donc imaginer qu'en sélectionnant les espèces dont les essences naturelles sont les plus proches possible des hormones d'agrégation, on limite l'impact des attaques d'insectes sous-corticaux…

En contre partie, l'installation de telles haies n'est pas sans poser problème. En effet, un tel dispositif par son emprise au sol diminue la surface de production, perte d'autant plus importante en proportion que la surface de la parcelle est petite. De plus, le pin est une essence de lumière, et la reconstitution des peuplements en bordure de ces haies peut poser problème. Enfin, la pénétration des engins pour l'exploitation ou les travaux sera rendue plus délicate. Mais dans un premier temps, pourquoi ne pas constituer ces haies le long des fossés et des cours d'eau ?…

Faut-il raccourcir les révolutions et intensifier la sylviculture ?

Raccourcir les révolutions revient à réduire la probabilité de réalisation d'un aléa climatique ou sanitaire. De plus, sur le plan purement économique, la démarche améliore grandement le retour sur investissement et l'ajustement aux évolutions des marchés.

Cependant, sur le plan écologique, un raccourcissement excessif conduirait à déséquilibrer le cycle biogéochimique (bilan azote et matière organique notamment), remettant en question les potentialités sur le long terme de la station. De plus, le raccourcissement de la révolution s'accompagnera d'une augmentation de la proportion de bois juvénile (dont les fibres sont plus courtes et les caractéristiques mécaniques plus faibles – y compris pour les papetiers) dans le bois total.

Le choix de l'âge de la révolution résulte donc d'une optimisation technique faisant intervenir la rentabilité économique, la qualité des produits et les aléas climatiques. En conclusion, même s'il existe des arguments économiques pour raccourcir la révolution, la recherche d'un optimum reste techniquement à débattre.

Grandes surfaces et intégration du risque

Une des bases de calcul du forestier pour étaler ses revenus repose sur le calcul de la surface d'équilibre. Si on a 500 ha et qu'on souhaite avoir des revenus constants avec une période de révolution de 50 ans, il suffit de récolter 10 ha tous les ans. Dans la pratique, on pourrait envisager de faire des plans de gestion qui ne prévoiraient la récolte que de 9 ha (par exemple ! ! Ce chiffre reste à définir !) tous les ans, le reste étant considéré comme exploité lors d'incidents de parcours…

Prévention des dommages de la sécheresse…

Une des techniques de prévention de la sécheresse proposée par l'AFOCEL consiste à réduire la concurrence herbacée pour augmenter la quantité d'eau disponible pour les arbres. Le problème d'une telle gestion, est le coût et l'impact écologique. En effet, pour réduire la concurrence herbacée, la méthode la moins coûteuse et la plus rapide est le recours aux phytocides. Dans des sols très filtrants, il est légitime de se demander l'impact de telles mesures, même en utilisant des phytocides à décomposition rapide (inversions de flore, microflore bactérienne, décomposition de la matière organique,…).

De plus un sylviculteur n'est pas un agriculteur et ne souhaite pas forcement effectuer un traitement ou un labour régulier de sa parcelle. L'idéal serait de pouvoir prévenir assez tôt que nous allons connaître une année de sécheresse pour pouvoir mettre en œuvre ces travaux que lorsque c'est nécessaire. Malheureusement, l'intervention du météorologue nous a montré les limites des modèles, et il est encore impossible d'anticiper de quelques mois une vraie sécheresse. Le traitement sera toujours tardif…

Par contre, il serait peut être intéressant de connaître quelle est la végétation du sous-bois qui génère le moins de concurrence hydrique au moment des besoins maximums du pin maritime…

Peut-on améliorer toutes les caractéristiques techniques du Pin Maritime ?

Une des propositions consiste à sélectionner les arbres les plus résistants au vent pour diminuer le risque de chablis lors des tempêtes. En supposant qu'on identifie les caractéristiques idéales pour résister au vent, pourra-t-on cumuler ce caractère avec la rectitude, la production, la résistance au gel, la résistance aux insectes et champignons pathogènes. Cette réflexion montre tout l'intérêt de préserver un maximum de diversité génétique en forêt. Par ailleurs, coté génétique, l'espérance de gain sur chacun des caractères diminue nécessairement avec le nombre de caractères pris en compte. Encore faut-il que le gain escompté sur un caractère ne se traduise pas par une perte sur certains autres, l'optimisation ne peut être qu'économique…

 

Vers un plan d'assainissement global ?

La profondeur de sol prospectable par les racines est parfois limitée par la hauteur de la nappe, du moins dans le massif landais. Il est donc légitime de se demander si un effort d'assainissement ne peut pas être fait à l'échelle du massif, tout en gardant à l'esprit que le mieux est parfois l'ennemi du bien ; un excès de drainage supprimerait les réserves hydriques nécessaires en été et pourrait compromettre la conservation des zones humides et de la biodiversité qu'elles hébergent.

Pour essayer d'imaginer la gestion d'un tel réseau, on peut se référer à la gestion des réseaux d'irrigation mis en place par les agriculteurs dans la région sud-est ; la définition collégiale des collecteurs principaux et une gestion collective des tronçons communs reste à définir. A une époque où la fonction d'assainissement de la forêt a été oubliée, la tempête nous rappelle qu'il ne faut pas la délaisser…

Anticiper l'accident

Il apparaît évident que suite à la tempête les services forestiers ont été un peu désemparés et qu'il a fallu plusieurs mois avant que les décisions idoines ne soient prises. A ce titre, on peut donc envisager la mise en place d'un plan d'action et de mobilisation de la filière en cas de chablis ou d'événement climatique d'ampleur, tout comme il en existe pour les accidents de la route ou les accidents nucléaires… de manière à accélérer la réaction des services et entreprises concernés.

Réactions

Nous vous invitons à réagir à tous les débats soulevés par le présent texte sur le forum de l'IEFC (www.iefc.net) ou par courrier à

IEFC

Domaine de l'ermitage, BP 45

33611 GAZINET CEDEX

En remerciant les conférenciers, Amélie Castro et Michel Arbez pour leur contribution.

C. Orazio