Common Forest Pests and Diseases in Europe - Pin-I-3

Processionnaire du pin

Thaumetopoea pityocampa (Hübner) (Lepidoptera, Thaumetopoeidae)

Arbres hôtes

Toutes les espèces de pin (Pinus) et de cèdres (Cedrus). Le pin de Monterey (Pinus radiata), les pins noirs (P. nigra), le pin sylvestre (P. sylvestris) sont les plus sensibles, le pin maritime (P. pinaster) et le pin d´Alep (P. halepensis) étant les moins sensibles.

Identification

  • De la fin de l´été au début de l´automne, présence d´aiguilles jaune-brun à l´extrémité des pousses, avec des petits nids soyeux (pré-nids), (Photo 1).
  • A partir de la fin de l´automne et en hiver, présence de nids soyeux à l´extrémité des branches et marques de défoliation (Photo 2 et 4).
  • En automne et hiver, présence de chenilles poilues jaune-orangé à brun dans ou à proximité des nids (Photo 3).
  • A la fin de l´hiver présence de processions de chenilles qui descendent en file indienne le long du tronc vers le sol où elles s´enterrent pour se chrysalider.

Dégâts

  • Les défoliations sévères peuvent réduire la croissance des arbres (perte de l´équivalent d´une année de production en cas de défoliation totale).
  • Mortalité des jeunes arbres en cas de défoliations répétées.
  • La défoliation affaiblit les arbres, les rendant plus sensibles aux attaques de sous-corticaux secondaires comme les scolytes ou le pissode.
  • Les poils des chenilles, en particulier à partir de la mi-automne (3e stade larvaire), sont très urticants. Ils provoquent des fortes irritations de la peau et parfois des réactions allergiques chez les mammifères et l´homme.

Biologie

  • Une génération par an.
  • Les adultes volent entre juillet et septembre.
  • Les femelles déposent les œufs en manchon autour d´une paire d´aiguilles.
  • Les chenilles apparaissent en été et vivent en colonie. Elles se nourrissent de bouquets d’aiguilles qui tournent au jaune-brun: ce sont les prénids visibles à la fin de l’été.
  • Les chenilles âgées tissent un grand nid soyeux commun, dans la partie la plus ensoleillée de la couronne. Elles mangent les aiguilles la nuit et retournent dans leur nid le jour.
  • A la fin de l´hiver, les chenilles descendent en procession le long du tronc jusqu´au sol où elles recherchent une zone ensoleillée. Là elles s´enfouissent pour se chrysalider.
  • Les chrysalides entrent en diapause jusqu´à l´été suivant ou en diapause prolongée de 2 à 3 ans.
  • Les pullulations sont cycliques, intervenant tous les 5 à 7 ans. Les conditions climatiques défavorables, le manque de nourriture et les ennemis naturels sont les principaux facteurs de régulation.

Facteurs de risque

  • Les arbres isolés, les bordures de peuplements, les peuplements ouverts et les plantations pures sont plus sensibles aux attaques, car les femelles de processionnaires utilisent la silhouette des arbres pour repérer leur arbre hôte.

Méthodes de lutte

Suivi

  • En automne et en hiver, comptage du pourcentage d´arbres infestés ou du nombre de nids par arbre.
  • A l’étude en France: utilisation de pièges à phéromones pour le suivi des populations adultes (méthode utilisée en Espagne).

Lutte préventive

  • Eviter les densités trop faibles ou les éclaircies trop sévères dans les jeunes plantations (5 à 15 ans).
  • Eviter les espèces les plus sensibles.
  • Plantations d´essences non-hôtes en bordure des plantations de pins.

Lutte curative

  • Destruction mécanique des nids d´hiver (arbres d’ornement).
  • Application d´insecticide lors des pullulations. En France, sur jeunes chenilles (septembre-octobre) diflubenzuron et Bacillus thuringiensis et pour chenilles plus âgées: deltaméthrine (à partir de mi-octobre).
Photo 1: Pré-nids de fin d´été.
Photo 2: Nids d´hiver au sommet des branches de pin.
Photo 3: Jeunes chenilles de processionnaire du pin.
Photo 4: Pin partiellement défolié par la processionnaire.

Illustrations : 1: Inge van Halder, 2-4: Enrique Martin


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