Programme, Résumé et Communications

L'intégralité des communications présentées en anglais et français sont disponibles en cliquant sur les drapeaux en bas de cette page. Traduction Simultanée Français-Anglais-Espagnol
20 mn de communication et 20mn de discussion
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Programme provisoire

Jeudi Après-midi

Ouverture du Forum

Session 1 : Politiques de prévention du risque incendie en Forêt

Vendredi

Session 2 : Aménagements et infrastructures de prévention

Session 3 : Cartographie appliquée à la prévention

Samedi

Session 4 : Coordination entre les actions de prévention et de prévision

Tournée : DFCI Aquitaine



Résumés et liste des propositions de communications (cliquez sur les numéros)

Pays Auteurs Titre Accepté pour
1 France Alexandrian Cartographie du risque Poster
2 France Alexandrian GIS incendie Non retenu
3 France Alexandrian Saltus Communication
4 France Alexandrian Formation gestion de crise Non retenu
5 UE Angélidis About 2158 Communication
6 France Bourgoin Charte forestière Communication
7 Espagne Caballero Planning stratégy using Gis Communication
8 France Cabaret & Jappiot Echelle d’intensité du feu Poster
9 Espagne Domingo Molina, Marc Castellnou y Marta Mirales Overview Catalogne Communication
10 France Costa Protection rapprochée (PRMF) Communication
11 Suisse Felber & Bartelt Fire forecasting Communication
12 Espagne Fernandes Couteau Coordinacion Communication
13 Espagne Fernandes Couteau Planificacion Poster
14 France Jappiot & Sauer Interfaces habitat/forêt Communication
15 France Lafon DFCI dans les Landes Communication groupée avec 22
16 France Macé SIG Aquitain Communication
17 Algérie Missoumi, saidi et Djilali Gis and forest fire Communication
18 France Pinaudeau Echec au feu Introduction
19 Portugal Rego & Martins CNEFF Communication
20 France Rigolot & Scheffmann Efficacité des coupures Communication
21 France Seillan Définition de la prévention Introduction
22 Turquie Senyaz A need for policy change Communication
23 France Vidal Implication des acteurs de terrain Communication groupée avec 6
24 Albanie Zorba & Leka Potential climatic conditions Poster

1/ Alexandrian

Pas de résumé disponible. 4 titres proposés - la cartographie des risques d'incendie, couplant SIG et simulateur, - la formation a la gestion de crise, avec une approche constructiviste et un exemple de scenario landais (en cours d'ecriture), - le GIS incendie de forets, - le modele de prevision des sautes de feu (SALTUS), sachant qu'il y aura une journee de restitution organisee le 6 mars,...

5/ Angelidis

la procédure de redéfinition du Règlement (CEE) n° 2158/92 concernant la protection des forêts contre les incendies, notamment au cours de la prochaine présidence du Conseil par l'Espagne, et le rôle du Parlement Européen (co-décision).

6/ Bourgoin

La politique que nous avons développée ces dernières années dans les massifs forestiers sensibles aux feux de forêts est localement l’exemple le plus explicite d’une gestion concertée, multifonctionnelle, d’un territoire. Pendant de longues années, la stratégie de Défense des Forêts Contre l’Incendie (DFCI) est restée très sectorielle car basée sur la création d’un réseau homogène de pistes, de points d’eau et de débroussaillements sans autre enjeu avancé que celui de permettre de lutter contre le feu. Une telle stratégie montre très vite ses limites, l’exemple le plus frappant est celui de l’entretien des zones pare-feu dont le débroussaillement doit être renouvelé tous les 3 ou 4 ans, la végétation ayant la fâcheuse tendance à repousser après avoir été coupée. Le coût à terme d’une telle opération devient prohibitif car sans aucun retour économique.
Nous avons donc évolué vers des politiques plus sophistiquées intégrant les autres acteurs de ce milieu naturel. Tout en gardant la prédominance de la D.F.C.I. nous avons fait évoluer les aménagements de terrain de telle façon qu’ils intègrent d’autres enjeux valorisant l’investissement initial et minorant par la suite leur entretien.
Pour expliciter cette démarche, il suffit de prendre l’exemple de grandes "coupures vertes" réalisées au travers d'aménagements sylvo-pastoraux sous suberaie qui ont permis d'atteindre un triple intérêt :
un intérêt collectif : la protection de la forêt et plus généralement de l'environnement en freinant ou arrêtant le passage des incendies.
l'intérêt d'un éleveur qui a trouvé des surfaces pour développer son activité, le troupeau en échange garantissant l'entretien des surfaces ouvertes préalablement par des engins mécaniques.
l'intérêt du propriétaire qui a pu bénéficier d'une remise en valeur de sa suberaie.
D'autres intérêts pourraient être mis en avant, celui par exemple des chasseurs qui trouvent ainsi un milieu plus diversifié et en conséquence plus riche en gibier ou celui des promeneurs à qui est offert un milieu plus accueillant.

7/ Caballero

Planning strategies using GIS for efficient forest fire defence
Abstract
Forest fire defence planning has many facets. During the last years a number of methods have been presented to help fire managers tackle with all components regarding prevention, vigilance, extinction and evaluation of losses due to wildfires. Nevertheless, there is not a concise, easy-to-follow and significant procedure of orchestrating defence criteria in the planning of resources and infrastructures for a territory.
Based in the experience in a region of Spain, this paper shows a rationalised procedure of how to incorporate all elements of forest fire defence planning while including every specific criteria. To accomplish this task, several phases have to be completed, namely, the analysis of forest fire defence demand, in which many factors take place like topography, meteorological conditions, forest fuels and socio-economic aspects; the establishing of defence criteria, expressed as response times; the analysis of the current forest fire defence offer, embracing infrastructures and aerial and ground forces; and finally the analysis of areas which are under defective or excessive coverage in terms of fire defence.
The final result will be a number of actions on the modifiable components which will be ranked in terms of priority and impact on the final plan and sorted in a time table for their execution. Some practical results in Madrid province (Spain) are also shown.

8/ Cabaret et Jappiot

Contexte :
L'étude globale qui porte sur la détermination d'une échelle d'intensité en 5 niveaux par type de phénomène naturel, financée par le Ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, a été réalisée en partenariat avec Géosciences Consultant, Météo-France et les Cemagref de Lyon et Grenoble, traitant ainsi l'ensemble des phénomènes naturels. L'objet de la communication est de présenter le prototype d'échelle de mesure d'intensité élaboré pour le seul phénomène incendie de forêt. Dans le cadre de la prévention des risques naturels il est important de pouvoir analyser les événements lorsqu'ils surviennent, ainsi que leurs conséquences. La caractérisation de l'intensité du phénomène naturel et des endommagements qu'il occasionne est alors essentielle. En disposant d'une mesure d'intensité du phénomène, indépendante de sa localisation, il devient alors possible de comparer la vulnérabilité de différents territoires en comparant les endommagements observés lorsqu'ils sont soumis à des phénomènes de même intensité.
Résultats de l'étude :
Dans un premier temps, un recensement des échelles d'intensité existantes a été mené, à travers une recherche bibliographique approfondie au niveau international et une série d'enquêtes auprès des acteurs de la lutte, de forestiers, d'experts…en région Provence- Alpes- Côtes d'Azur. Il a confirmé, ce que l'on supposait au début de l'étude, qu'il n'existait pas d'échelles de mesure de l'intensité du phénomène incendie de forêt. Cependant, un bilan exhaustif des paramètres physiques du feu, susceptibles d'en évaluer et d'en mesurer l'intensité, a été dressé. Pour chacun de ces paramètres identifiés, plusieurs questions ont été soulevées : méthode d'obtention du paramètre, existence dans des bases de données, données nécessaires et leur accessibilité. Une description des endommagements potentiels causés par le feu sur quelques types d'enjeux, susceptibles d'en évaluer et d'en mesurer indirectement l'intensité, a également été établie. De la même manière pour chacun des enjeux (forêt, infrastructure, être humain…) et des effets observés, plusieurs questions ont été soulevées : mécanisme d'endommagement impliqué, existence dans des bases de données, accessibilité de l'information. Dans un second temps, un prototype d'échelle a été élaboré. Il devra être testé sur une prochaine campagne d'incendie avant de pouvoir être validé. Il associe à chacun des 5 degrés d'intensité définis, d'une part des données qualitatives ou quantitatives de certains paramètres physiques pris en compte pour leur accessibilité, d'autre part des descriptifs d'effets du feu sur certains enjeux retenus là aussi pour leur accessibilité.

9/ Molina, Castellnou

Wildland fire regimes have recently changed in Catalonia (NE Spain) due to the growing weight of large fires -LF- (more than 500 ha). Today, a much larger percentage of our area swept by fire belongs to the LF fire class. This is a major change in the disturbance regime and is a real threat for biodiversity. Many of our LF are out of any possible suppression forces because of their extreme rate of spread and fireline intensity. These LF can sweep large areas in few hours. Addittionally, they threaten people, properties and forest resources. We understand that an aggressive wildland fuel management plan is required.
Also, to fight these LF, we have to built suppression resources (i.e., hydrants, pools, firelines, dirt roads, anchor zones, firefighter safety zones) before suppression efforts. We assess the needed suppression resources after careful study of the specific, most likely pattern of LF behavior for each forest massif. We obtain this pattern from previous fires and after analysis of multiple Farsite and Flammap simulations.
In a like manner, we locate the required aggressive wildland fuel management in priority areas (i.e., where suppression efforts are useless with actual fuel conditions) using the above mentioned computer simulations. Most common fuel management actions used by our wildland fire units are:
Clipping and harvesting (i.e., hand tools, motor-chains)
Prescribed burning

10/ Costa

Protection rapprochée dans les massifs touristiques Pas encore disponible

11/ Senyaz

A NEED FOR POLICY CHANGE: DEVELOPMENT OF FOREST FIRE PREVENTION STRATEGIES IN TURKEY
Forestry in Turkey, as in other parts of the world, is confronted with some challenges in the twenty-first century. One of the greatest challenges facing Turkish forestry is the need to find the ways to protect forests against fires in a cost-effective manner and by taking all components of fire management into account.
In Turkey most of the fires are man-caused (%97). Some causes of fire incidences have been lying outside the forest sector, such as rural poverty and privation or the effects of other public policies related to land tenure.
On the other hand, on the basis of data of last ten years, the annual average number of fires and area burnt are below the other Mediterranean countries. However, fire suppression costs have been increasingly risen. Further investment in fire suppression is likely give diminishing returns. Moreover, General Directorate of Forestry (GDF) focuses its attention on suppression activities and other activities such as research, training, raising public awareness and innovative preventive measures have not been taken into consideration adequately.
There is an argent need for collaboration among public institutions, NGOs and universities to design a collaborative fire management strategies and integrate them into forest management plans. Public policies effecting forest fires need to be reformulated in participation with all institutions involved. Providing technological innovations, executing common project with other forest fire experienced countries, increasing and supporting scientific researches and raising public awareness on all aspects of forest fires (economic, ecological, social and cultural) are also important issues to be addressed.

12/ felber

LOCAL FOREST FIRE FORECASTING BY THE METHOD OF NEAREST NEIGHBORS IN SOUTHERN SWITZERLAND
Wildland fires pose a serious threat to communities worldwide. Although Switzerland is not known for serious fire problems, winter fires occur in the densely populated areas of the southern Alps (Canton of Ticino) and in some of the dry inner-alpine valleys in the Canton of Valais and the Engadin (Canton of Grisons). The forests of Ticino are dominated by chestnut (Castanea sativa) and are particulary sensitive to wildfires during winter and early spring (especially February, March and April) when little precipitation occurs and the dead chestnut leaves form a homogenous fuelbed.
The primary goal of this work is to test whether the Nearest Neighbor Method, which has been successfully applied to snow avalanches, can be also applied to another natural hazard, forest fires. This method is based on searching for similar situations in a database of known fire events. With this method, users can compare past events to the present situation in order to ascertain the current fire danger. Non physical parameters, often introduced by human behavior, are included in the database. Therefore, the method works in a wide range of situations where meteorological conditions are not of primary importance. The results can be visualized so that decisions by local authorities can be easily made.

13/ Couteau

COORDINACION DE LAS ACCIONES DE LUCHA Y PREVENCION LOS PLANES DE EXTINCIÓN DE INCENDIOS FORESTALES SUMARIO
Los incendios forestales en Galicia se caracterizan por su elevada frecuencia, alta intencionalidad y un gran porcentaje de fuegos nocturnos. Factores que potencian el elevado número de fuegos son: la dispersión de la población, con un número de núcleos habitados muy considerable, que da lugar a que se originen fuegos peri-urbanos; la existencia de dos períodos de sequía, a finales de invierno - principios de primavera y mediados de verano, en los que el riesgo de ignición se incrementa considerablemente, y la existencia de abundante biomasa en el medio forestal, agrícola y peri-urbano. Desde la creación del Servicio en 1.990 en que se estableció una zonificación territorial muy acusada, basada en comarcas naturales, y unos principios de actuación en los que destaca la acción de conjunto entre todas las Administraciones y la intervención rápida, se ha rebajado la media de la superficie total quemada por fuego a 2,66 ha y la de arbolada por debajo de 1 ha, en contraste con los períodos 70 - 79 y 80 - 89 donde los resultados de la superficie total quemada fueron de 28,30 ha en la década del 70 y 18,22 en la del 80.
La competencia de la defensa contra incendios forestales en Galicia recae sobre la Dirección General de Montes y Medio Ambiente Natural de la Consellería de Medio Ambiente y más concretamente en su Subdirección General de Defensa Contra Incendios Forestales, a través de las Jefaturas Provinciales de Incendios y los Distritos Forestales con una organización fuertemente territorializada.
El Distrito Forestal integra las funciones de gestión y fomento forestal, y la defensa contra incendios en su ámbito territorial; consiguiendo de este modo un tratamiento unitario de la gestión y la defensa del monte, y manteniendo el acercamiento de la Administración al administrado.
Los medios y recursos con que se cuenta para la lucha contra incendios forestales están constituidos, de forma permanente, por personal laboral fijo, que realizan labores preventivas y selvícolas durante todo el año en tanto en cuanto no son requeridos para la extinción, dotándose para ello a los Distritos de maquinaria pesada. A estos medios hay que añadir el personal laboral fijo - discontinuo, con una duración de 6 meses en dos incorporaciones que coinciden con las épocas de máximo riesgo en Galicia y el personal que se contrata temporalmente en verano. Este despliegue se complementa con brigadas conveniadas para trabajos preventivos, en municipios y comunidades, que en caso de necesidad apoyan a los medios de extinción.
En medios aéreos se cuenta con helicópteros para transporte de personal y ataque directo al fuego, aviones de carga en tierra y aviones anfibios, contando con aeródromos y helipuertos repartidos en las provincias. Se dispone de una eficaz red radio, con una cobertura en el 90% del territorio, que permite establecer todos los enlaces necesarios para el manejo de los medios de extinción.
En la lucha contra el fuego forestal existe corresponsabilidad entre distintas Administraciones, por ello se hace necesario establecer fuertes medidas de coordinación, que en Galicia se llevan a cabo a través del: Comité Gallego de Defensa de los montes contra incendios forestales, y otros órganos de coordinación como el Comité de Coordinación Policial Antiincendios, los Comités de Distrito de Incendios y los Centros de Coordinación de Incendios de Distrito, Provinciales y Autonómico
Toda esta heterogeneidad de medios y recursos se organiza conforme a unos objetivos y unas acciones tendentes a alcanzarlos, unas relaciones jerárquicas y un procedimiento operativo, que son recogidas en el PLAN INFOGA, en el que además se establecen los planes de prevención, vigilancia y detección, extinción, investigación y formación. Los resultados conseguidos, desde la puesta en marcha de la nueva organización, han sido muy significativos: el porcentaje de fuegos grandes ha caído drásticamente y la superficie arbolada quemada por fuego a partir de 1.991 nunca llegó a alcanzar 1 ha por fuego.

PLANIFICACIÓN DEL RIESGO DE INCENDIOS ANALISIS ESPACIO TEMPORAL. ESTUDIOS DE CAUSALIDAD SUMARIO
Sobre una superficie geográfica de Galicia de 2.957.619 ha, el 68,96% está cubierta por sistemas forestales. Al año se producen una media de 10.000 incendios forestales, la mitad de los de España. Este número tan elevado de fuegos viene explicado en parte por la existencia en Galicia de dos períodos muy secos y una gran dispersión poblacional, al contar con el 50% de los núcleos de población de España.
Para una correcta planificación del riesgo de incendios uno de los estudios que debe abordarse es la evolución de los fuegos a lo largo del año y su distribución territorial. Se dan dos períodos con número de fuegos elevado: finales de invierno - principio de primavera y verano. Esta circunstancia hace que se produzcan días con número de fuegos que en ocasiones han llegado a rozar los 400 fuegos diarios, lo que conlleva que la defensa contra incendios forestales tenga en Galicia características especiales. Se estudia la distribución territorial de los fuegos según períodos y se analizan ciertas particularidades diferenciales de las zonas de riesgo y de los propios fuegos.
El conocimiento a escala municipal, y más detallado, a escala parroquial, hace posible la delimitación de zonas prioritarias en los dos períodos con más actividad incendiaria. Estas zonas de mayor conflictividad, con gran concentración de fuegos, actúan como núcleos generadores de otros fuegos hacia territorios contiguos. Es necesario, por tanto, reducir el número de fuegos en esas zonas hasta límites razonables: constitución de Comités de Distrito Forestales con el fin de ordenar los usos del suelo; control del matorral relacionado con la ganadería extensiva en las zonas montañosas del interior; preparación de hábitats para la fauna; Comité de Coordinación Policial Antiincendios para vigilancia y disuasión; seguimiento posterior de las zonas quemadas con el fin de establecer posibles relaciones entre el origen de algunos fuegos y usos posteriores de las zonas. Los resultados hasta la fecha han sido satisfactorios. Con objeto de reducir de manera más duradera el número de fuegos, en la siguiente fase, es necesario incidir en las posibles motivaciones socioeconómicas. A tal efecto, existe un proyecto de estudio socioeconómico de las zonas prioritarias.

15/ Jappiot

Interfaces habitat / forêt et risque d'incendie. Cartographie automatique
Contexte
Les espaces forestiers, agricoles et urbains qui constituent le paysage méditerranéen sont soumis à des évolutions dont on peut souligner trois grandes tendances complémentaires : La forêt méditerranéenne a augmenté de 11% en 10 ans.
En effet, depuis 1950, l'abandon de certaines pratiques culturales a permis la recolonisation, par des essences forestières, d'anciennes terres vouées initialement à l'agriculture ou l'arboriculture. Ainsi, les espaces forestiers sont de plus en plus étendus et contigüs. Ces espaces forestiers sont de moins en moins exploités et entretenus. La biomasse végétale sur pied s'accroît, devenant ainsi plus combustibles L'accroissement de la population consomme les espaces agricoles et forestiers à un rythme soutenu. Les projections démographiques prévoient une croissance de 20% entre 1990 et 2000 pour le sud de la France.
Ces espaces agricoles, forestiers et urbains s'interpénètrent et forment des territoires plus ou moins complexes, appelés communément "interfaces". Par exemple, la croissance urbaine peut s'effectuer de manière quasi linéaire dans le cas de lotissements en lisière de forêt. Elle peut se développer à l'extrême sous forme de "mitage", avec un habitat plus ou moins diffus dans la forêt. Ces zones d'interface posent des problèmes particulièrement difficiles d'entretien et de gestion, en particulier vis-à-vis du risque d'incendie de forêt.
Une cartographie automatique de ces interfaces permettrait à terme de les caractériser vis-à-vis du risque d'incendie, et en particulier de développer des actions de prévention afin de diminuer le nombre de départs de feu.
Objectifs et résultats
C'est dans ce cadre que le Cemagref d'Aix-en-Provence développe, à partir d'outils de télédétection, une méthode d'analyse spatiale de cartographie et de caractérisation des interfaces entre espaces naturels et anthropiques (zones particulièrement sensibles). Le but de cette étude est de regrouper des zones présentant des profils similaires au regard de l’exposition au risque d’incendie. Pour ce faire, il est nécessaire, dans un premier temps, de séparer les objets entrant en jeu dans le risque d’incendie (bâtiments, végétation). Puis, dans un deuxième temps, l'arrangement spatial de ces objets est retranscrit sur l'image.
Ces analyses utilisent des logiciels de traitement d'image classique, ainsi qu'un logiciel d'analyse contextuelle (notion de texture). Elles permettent un traitement automatique de sources de données numériques telles que les images satellitales ou les orthophotos.
La classification automatique d'une orthophotos a permis de réduire le nombre de teintes de l'image tout en conservant son information texturale, mais certaines confusions ont été notées entre les surfaces minéralisées naturelles (roche) et artificielles (toits). L’analyse contextuelle par CLAPAS a permis de distinguer différents types d’habitats. Une cartographie permet de visualiser ces traitements.

16/ Lafon

L’organisation de la DFCI dans la Forêt des Landes de Gascogne
Parce que les propriétaires forestiers défendaient un outil économique, parce qu’ils défendaient aussi leur patrimoine, ils ont pris en main l’organisation de la défense des forêts contre l’incendie. Pour ce faire, sur l’ensemble du massif forestier des Landes de Gascogne, dans chaque commune forestière, a été constituée par les propriétaires forestiers une Association Syndicale Communale de DFCI. Aujourd’hui, nous en comptons 250. Tous les propriétaires forestiers doivent obligatoirement y participer financièrement. La 1ère Association Syndicale a vu le jour en 1891.

17/ Macé & Billac

Un exemple de technologie moderne au service de la DFCI en Aquitaine: le Système d'Information géographique Aquitain et quelques applications concrètes.
Le Système d’Information Géographique dédié à la Défense des Forêts Contre les Incendies est un outil moderne développé à partir de 1998 par l’Association Régionale de DFCI en partenariat avec les Sapeurs Pompiers et les Services de l’Agriculture et de la Forêt .
Il permet à 4 départements et 16 sites informatisés d’échanger tous les jours les informations de la prévention, de la prévision et de la lutte sur des bases communes en terme d’outil informatique, de collecte de données, de charte graphique, de statistiques pour les 1.5 millions d’hectares de forêt à haut risque d’incendies. L’utilisation au quotidien des cartes, à jour de tous les équipements, par les Services départementaux d’incendies et Secours et par les associations syndicales de DFCI gérées par les sylviculteurs est une des applications concrètes de cet outil moderne au service de la Forêt d’Aquitaine et participe à cette organisation exemplaire contre les feux de forêts.

18/ Missoumi

SIG et feux de forêts : Cas de la forêt domaniale de Kounteidat - ALGERIE
L'Algérie paye un lourd tribut considéré par les spécialistes comme la part du feu. Cette part, il faut le reconnaître devient catastrophique au fil des années. 30.000 hectares au moins sont saccagés en moyenne annuellement et il est impossible de rester indifférent à cette éradication de la couverture végétale qui risque de menacer l'équilibre écologique du pays.
Une étude de faisabilité a été réalisée, elle devrait permettre d’asseoir une stratégie de prévention axée sur l’apport des techniques modernes d'observation et d'analyse de l'espace : télédétection satellitale et Systèmes d'Information Géographique (SIG).
L'intérêt de cette opération SIG, inscrite dans le cadre des programmes nationaux de recherche et appliquée à la forêt domaniale de Kounteidat (Sidi Bel Abbès) consiste principalement :
à réaliser une cartographie des zones forestières à risque d'incendie, et à simuler la propagation du feu.
à montrer qu'il est possible, à partir des données satellitales d'estimer le degré d'inflammabilité du couvert végétal et de réaliser une cartographie du territoire selon le niveau de risque d'inflammabilité.

19/ Pinaudeau

Echec au feu
L’organisation des sylviculteurs du Sud-Ouest pour la défense des forêts contre l’incendie est le résultat d’une longue histoire. Le feu a toujours été l’ennemi n° 1 des forestiers. La naissance et le développement du massif des Landes de Gascogne, dès le 19ème siècle, constituent une histoire en accéléré de la prise de conscience des forestiers face à ce fléau.
De 1940 à 1950, près de 400 000 ha de forêt sont partis en fumée. Aujourd’hui, alors que le nombre de départ de feu ne cesse d’augmenter, la surface moyenne brûlée par incendie est inférieure à 2 ha. Que s’est-il passé ?

20/ Rego

strategies for wildfire prevention: the action programmes of the portuguese commission for forest fires The National Commission for Forest Fires (CNEFF) was created at the Ministry of Interior in 1987 as a response to the need of coordinating the entities responsible for forest fire prevention and control, such as:
the National Directorate for Forestry;
the National Service for Civil Protection;
the National Fire Service;
the National Institute for Nature Conservation;
the Portuguese Association of Councils;
the Meteorological Institute;
the Ministry for Education.
In order to be flexible in this co-ordination, CNEFF has kept a light structure, with a National Co-ordinator in Lisbon, and three regional Delegations, that deal with the district and the council sub-commissions, from which the Fire Stations are also dependent.
Besides the co-ordination, the Commission is also responsible for providing financial support for the construction of forest infrastructures for wildfire prevention and control, for providing support to related activities promoted by other entities and for promoting public awareness campaigns. All these activities are organised into action programmes whose importance and funding are decided in periodic plenary sessions with delegates of all entities co-ordinated by CNEFF. The financial investment done in each of these programmes is dependent on the susceptibility of the different regions to forest fires, which is higher in the north and in the central regions (Figures 1 and 2).
action programmes
As it was previously mentioned, part of the CNEFF’s funding has been applied to planning and supporting the construction of forest infrastructures for wildfire prevention and control, mainly roads, tracks and water points. Figure 3 evidently shows the tendency of higher investments at the central and northern regions.
In the action program for forest sappers, originally promoted by the National Directorate for Forestry but whose maintenance funding comes from CNEFF, the main mission of the brigades is to undertake preventive silviculture in order to keep the forest stands less prone to fires. Moreover, they have to do vigilance, fire fighting at initial stages, mop-up and promote public awareness in their contact with the local populations. These teams have been proposed to financial support by forest owners’ organisations. In 2000 there were 60 teams in all national territory, in 2001 the number was raised to 99 and in a few years it is expected to rise to 500.
Two other programmes have been supported with the main aim of increasing vigilance. The program of forest vigilance has been dedicated to supporting the creation of teams of forest vigilants only active in the most critical months. In what concerns the mobile vigilance program, the vigilants cross the forest areas using motorbikes with the purpose of vigilance, first intervention, communication of occurrences and, again, for public awareness.
The program that has deserved less investment is the one supporting aerial vigilance, which is still under assessment in terms of efficiency in fire detection. Under this action program, CNEFF has been establishing protocols in order to use private aircrafts in aerial vigilance.
Besides these programmes, CNEFF has also been investing in education and environmental awareness, since 57% of the wildfires in Portugal are due to careless or criminal behaviour. Therefore, the Commission has been promoting a change of mentality and behaviour through support to school and outside-school activities, teacher training and public awareness campaigns.

cartographic tools for decision support
A public awareness campaign was launched during summer 2001, which involved young people from the Portuguese Youth’s Summer Activities and technicians from Forest Owners Associations in the update of databases with information on forest infrastructures for wildfire prevention and control. Collaborators were given GPS equipment, maps and field notebooks in order to collect information about the location and conditions of infrastructures such as water points, watch tours and forest houses. The amount of information collect did not fully meet the expectations but it was a starting point for the update and integration of three databases:
the National Centre for Geographic Information (CNIG) database, with information on water points and watch tours, the latter originally provided by the National Directorate for Forestry;
the National Directorate for Forestry (DGF) database with information on the burnt area and on the location of forest houses;
the Military Geographic Institute (IGEOE) database with information on roads and tracks. All these geographic data have been compiled and integrated into cartographic basis which are intended to be provided to Forest Fires Sub-Commissions and Fire Stations at districts and councils as tools for decision support and planning. As an illustration of this, Figure 4 shows the maps that have been produced for a council with the most recent information on land use, total amount of burnt area in the last decade, existent roads and tracks and existent infrastructures. These maps can be used for (1) planning the location, the type and the number of infrastructures whose funding has to be required to CNEFF in order to allow an effective wildfire prevention and control; (2) controlling the relevance of the investments that CNEFF has been doing and (3) allowing fire fighters to get a better knowledge about the location and the conditions of forest infrastructures which can increase the effectiveness of dispatching decisions, since it has been shown that total confidence on empirical knowledge, especially in what concerns the conditions of water points, has led to non-optimal decisions.
It has been decided to provide the maps in paper support, since the most part of the councils do not have both analysis tools such as GIS and technicians able to use them. However, the geographic information has been stored in digital format, which can be supplied if requested.
To conclude, it has to be stressed that the action programmes developed by CNEFF aim two main tasks – improve detection and allow a faster intervention. To achieve these tasks, the spatial and temporal efficiency of the detection systems associated with the action programmes has been under assessment to check the relevance of the investments that have been made. Results on this assessment are going to be made public by the end of January 2002.

21/ Rigolot

Evaluation de l’efficacité des coupures de combustible à dire d’experts
Les coupures de combustible constituent un dispositif clef de l’aménagement en vue de la protection des massifs forestiers contre les incendies. Il s’agit de cloisonner les espaces naturels sensibles au feu par des ouvrages débroussaillés conçus et équipés, selon les cas, pour limiter les départs de feux, pour réduire les effets du feu ou pour diminuer les surfaces parcourues.
Les limites rencontrées par les réalisations actuelles ont fait émerger la nécessité d’évaluer l’efficacité des coupures en prenant mieux en compte les avis des acteurs de la prévention et de la lutte.
L’étude mise en place vise à identifier les éléments de conception des ouvrages contribuant le plus à leur efficacité en débouchant si possible sur des seuils de mise en œuvre. L’évaluation est réalisée au niveau local, et est destinée à apporter une aide aux gestionnaires chargés de la conception de ces ouvrages.
L’étude présentée se focalise sur une approche à dires d’expert. Elle repose sur le recueil d’avis de forestiers et de pompiers ayant une expérience vécue du feu qui ont été mis en situation sur des segments de coupures de combustible au moyen d’une grille d’évaluation standard et selon des scénarios d’incendie de différentes sévérités. Les segments expertisés ont ensuite été décrits avec précision, en termes de dimensions, d’équipement, de position topographie, et de composition et de structure de la végétation, sur et au voisinage de l’ouvrage.
Des traitements statistiques de type analyses multivariées (AFCM et ACP) ont d’abord permis de sélectionner les indicateurs pertinents de l’efficacité des coupures de combustible. Un modèle a été ensuite proposé pour prédire la probabilité d’arrêt du feu sur une coupure de combustible en fonction de ses principales caractéristiques. Le comportement du modèle montre les phénomènes de compensation entre facteurs intervenant dans l’efficacité des coupures de combustible. L’un des principaux résultats de l’étude est l’importance accordée par les évaluateurs au traitement de la strate arborée souvent négligé au profit du contrôle des strates basses. Des perspectives sont tracées dans le sens d’améliorations méthodologiques pour la description de la structure et de la distribution spatiale de la végétation combustible sur les ouvrages.

21b/ Roussel (Direction de l'Espace rural et de la forêt)

21t/ Seillan (Préventique éditions)

22/ Vidal

"La prévention contre les incendies de forêt au quotidien dans les Landes, l'implication des acteurs de terrain"
Des forestiers bénévoles animent localement les Associations Syndicales de DFCI piliers du système préventif de la Forêt des landes de Gascogne. Au nombre de 250 environ en Aquitaine ces « Directeurs » d’ASA ont un rôle clef et indispensable, c’est sur eux et leurs actions que repose toute la réussite de l’organisation préventive de terrain. Le sylviculteur responsable d’une ASA est en charge de la réalisation et de l’entretien des équipements forestiers destinés à l’intervention des sapeurs pompiers , il aménage en permanence le territoire dont il a la charge en créant pistes, fossés, ponts et points d’eau.Il organise également en relation avec l’autorité communale la garde du feu et la désignation des chefs de lutte qui ont un rôle prépondérant en cas de sinistre pour aider les sapeurs pompiers dans la connaissance du territoire. Il participe, comme le décrira Gérad Vidal à travers les essais de combustibilité, à des actions innovantes, le plus souvent en partenariat avec les sapeurs pompiers, pour progresser encore dans la défense des forêts contre l’Incendie .

23/ Zorba

Potential climatic conditions for forest fires in Albania
In this paper will be analysed and presented for the period June - September (as the most dangerous period) the climatic conditions of Albanian territory regarding the forest fires potential created by the natural conditions. The analyse is based to the principal index used and applied in different Mediterranean countries in prevention policies and forecast models.
Taking in account these criteria, regarding the temperature, air humidity, wind direction & speed and other important meteorological elements, are elaborated the respective information and the results graphically or in other convenient forms will be presented step by step in this paper.
Preliminary, as can be imagined, because Albania like the other Mediterranean countries has the same climatic conditions, from the study has been carrying out some scientific important conclusions. They confirm the existence of natural risk and the necessity to undertake initiatives and to implement projects that will help the protection of forest areas.
Just to have an idea about the going of meteorological elements during the period analysed presented by the following graph, that clearly tell us for high temperature that over pass the threshold 30-33ºC used generally in the forest fires input models.